Je les attendais avec impatience ce mois-ci. Mes règles. Et pour cause, j’avais l’intention de tester des éponges menstruelles.

Pendant le marché de Noël, une cliente m’a parlé des éponges menstruelles. Alors, l’éponge menstruelle, qu’est-ce que c’est ?

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Et bien oui, dans sa version la plus naturelle et la plus zéro déchet, c’est une éponge de mer. J’ai fait l’essai avec un pack de la marque Mensi (15 euros environ) qui contenait trois éponges de tailles différentes. L’idée principale est de remplacer le tampon ou la coupe menstruelle par cette petite éponge en l’insérant, humidifiée, dans le vagin. Une fois pleine, et bien, pas de mystère, on va la chercher on la rince, on la lave et au choix, on en prend une autre ou on la remet.

Dans les grandes lignes, ça me paraissait assez simple, mais bon, déformation professionnelle oblige, j’aime bien avoir toutes les infos sanitaires avant de mettre un truc dans mon vagin (cette phrase sonnait mieux dans ma tête). Après quelques recherches pour trouver un mode d’emploi, et je suis tombée là-dessus et sur cette BD délicieuse de Dwam.

La stérilisation

L’éponge n’étant pas dans un emballage stérile ni à usage unique, la désinfecter était ma priorité numéro un. Je stérilise ma cup en la plongeant dans l’eau bouillante, et pour le coup ça ne me semblait pas une bonne idée. Après quelques échanges avec d’autres novices, je me suis laissée convaincre, ÉCHEC. Dans l’eau bouillante, mes petites éponges (bien sûr, j’avais mis les trois ! ) se sont recroquevillées sur elles mêmes d’une façon très misérable.

Je suis donc retournée en acheter (chez Chlorophylle, toi la Nantaise, puisque tu poses la question ) et après une longue discussion avec ma pharmacienne, j’ai pris parti d’utiliser de l’huile essentielle d’arbre à thé bio. J’ai fait tremper les éponges dans un grand saladier d’eau avec deux petites gouttes. Puis je les ai laissées tremper à nouveau dans de l’eau. Plusieurs fois, pour bien rincer.

Les doigts dans le… vagin

J’ai utilisé les petites éponges en premier, la plus grande m’effrayant un peu. Mais dès que mon utérus a ouvert les vannes en grand (et ça a été la seule fuite en 6 jours de règles), je suis passée à la grande; finalement très simplement. L’insertion de l’éponge est un jeu d’enfant. On l’essort et on l’insert. On pousse le tout jusqu’au col de l’utérus. Et voilà. Et bien vous le croirez ou non, mais l’éponge menstruelle est la solution la plus confortable que j’ai jamais essayé. Sa grande taille mais sa souplesse fait qu’elle s’adapte parfaitement à la forme de votre vagin et que – périnée d’acier ou non – elle ne bouge pas. D’un poil. Du tout. Des fuites ? Que nenni… A part celle mentionnée plus haut. J’avais par précaution mis un petit protège slip, qui n’a jamais été taché.

Est-ce que l’éponge est difficile à enlever ? Je n’ai pas trouvé, personnellement. Mon index en mode crochet et le pouce pour attraper l’éponge, ça se fait très bien… A condition d’être à l’aise dans sa position et pour faire ce genre de chose. J’ai lu qu’on peut piquer avec une aiguille du fil dentaire au milieu de l’éponge pour faciliter le retrait. Pourquoi pas. J’avais la flemme.

La visite de mère nature

Depuis quelques mois, le P’tit Cul, qui sait ouvrir la porte des toilettes comme une grande a bien remarqué que tout les mois il se passait un truc. « Pourquoi c’est tout rouge, maman ? », qu’elle me dit. Je peaufine encore mes explications, mais ça a eu le mérite de me rappeler que cette période du mois avait son importance… J’ai mes règles depuis plus de 15 ans, et tous ces mouvements sont devenus un peu machinaux. Changer un tampon, vider une cup, faire dégorger une serviette lavable, je n’y faisais plus vraiment attention. Ce test m’a permis de me focaliser dessus. J’ai même eu un petit choc les premiers jours et notamment lorsque j’ai ressortie la grosse éponge pour la première fois. Confortablement accroupie sur le tapis de ma salle de bain, j’ai chopé l’éponge que j’ai un peu essorée malgré moi… Heureusement que mon tapis est bleu marine. Allez, zhou, rebelote dans la douche cette fois. Et le temps d’attraper l’éponge, il s’est passé ça…

Confortable, oui ! Absorbant, oui ! Naturel, oui ! Zéro déchet ou presque, oui ! Pratique a l’extérieur de chez soi… NON ! Bon, il n’y a pas de solution parfaite me direz vous. Et rien n’empêche de la cumuler avec des serviettes ou des coupes en fonction de l’emploi du temps et des besoins.

La pause câlin +++

Un câlin +++, chez nous c’est un petit code mignon pour la bagatelle. Comme faire des cookies ou chercher ses clefs, bref. Pourquoi j’en viens à parler de sexe ? Parce que si vous avez lu la petite BD dont je vous parle plus haut, alors vous avez appris, que les travailleuses du sexe utilisent les éponges menstruelles depuis longtemps. Le test n’aurait pas été complet si je n’avais pas essayé aussi, non ?

Tu viens ?

Bon, je ne vous cache pas que j’étais passablement stressée. J’avais un peu peur que le truc reste coincé au fond, et qu’il me fasse mal et encore pas mal d’idées apocalyptiques du même acabit. Finalement rien de tout ça. Je vous passe les détails mais la prochaine fois, j’essaye avec la grosse éponge. L’éponge n’a gênée aucun de nous deux et a plutôt bien rempli son rôle.

Est-ce que je vais continuer ?

Oui, clairement, ce test a été très positif. Les éponges se gardent plusieurs cycles avant de les remplacer (non, elles ne s’effritent pas dans le vagin). J’y ai trouvé une très bonne alternative aux coupes menstruelles. Je changerai potentiellement de marque pour essayer d’en trouver une qui ne soit d’avantage zéro déchet (celle-ci étaient emballé sous papier plastique). Alors, envie d’essayer ?

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