Bébé cracra. La formule est simple, sans appel et on ne peut plus proche de la vérité. Le numéro de février du magazine féministe Causette titre ainsi son gros dossier en pointant de son index accusateur l’une des sources de pollution les plus importantes créées par notre société industrialisée. J’ai nommé la couche jetable. Et le bambin qui va à l’intérieur. En quelques planches d’une bande dessinée cinglante, chiffres à l’appui, Causette tire la sonnette d’alarme.

Le magazine Causette avec des couches lavables dedans !
Le magazine Causette avec des couches lavables dedans !

Comme l’adulte, le bébé, avant même de savoir marcher consomme des jouets, du mobilier, des vêtements, des couches. Avant même de savoir marcher, le bébé génère des déchets. Et en quantité, s’il-vous-plaît !

Certains chiffres sont effrayants. Chaque année, 750 000 tonnes de couches jetables sont collectées par les ordures ménagères. 750 000 tonnes ! Vous réalisez ? Quand on sait qu’une couche jetable met près de 500 ans à se décomposer, ça veut dire que non seulement, il reste encore, quelque part dans le monde des résidus des toutes premières couches jetables, mais que ce chiffre aura augmenté de façon quasi-exponentiel dans les années à venir (vous noterez que le terme « quasi » me permet d’utiliser le mot « exponentiel » sans être sûre d’en comprendre la portée mathématique exacte).

Pause vomit
Pause vomit

Mais que faire ? Comment sauver la planète de ce bébé pollueur qui ravage nos vertes prairies comme le bibendum en marshmallow ravage le Manhattan de Ghostbusters ?

Pas de panique. Causette a LA solution. Arrêter de pondre, tout simplement.

Et pour les morveux déjà nés, on se tourne vers le lavable. En quelques bulles, et un encadré bien placé, le magazine plus féminin du cerveau que du capiton t’explique que :

  • Et d’un, les couches lavables, ce n’est pas si pénible, au contraire, et que franchement, c’est bien bien meilleur pour la planète.
  • Et que de deux, faut pas déconner, en 2017, les couches lavables, on s’en occupe de la même façon qu’on a conçu le lardon, c’est-à-dire à deux.
  • Et que de trois, au pire, si tu es vraiment une feignasse ou que l’idée de toucher aux déjections de ton rejeton te révulse (ce qui n’arrive vraiment que s’il est malade), tu peux prendre tes responsabilités et payer des gens pour nettoyer tes couches à ta place. Bref, tu casques toi, pas la planète.

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Et pour les écolos sans peur et sans reproche, mais aussi les parents prêts à sacrifier toute leur première année un peu de leur temps, Causette évoque même le grade au-dessus de la couche lavable.

  • L’HNI ou Hygiène Naturelle Infantile. Une méthode qui consiste à détecter l’instant T où son nourrisson s’apprête à déposer son cadeau pour lui proposer de se soulager au-dessus d’un évier ou autre.

Je dois bien vous l’avouer, sur ce coup-là, Causette m’a bluffé. L’ère de la couche lavable n’en est qu’aux prémisses de son réveil. Aussi, j’aime assez l’idée d’avoir un pilier féministe dans notre camp.

 

 

 

 

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